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L'association a pour objectif le développement de la littérature à haute voix.
Elle commence ses activités en 1998, mais prend sa forme statutaire en avril 1999.
Elle répond à son objectif en élaborant des projets dans les directions suivantes :
- Ouverture d'ateliers de littérature à voix haute pour des amateurs :
M.J.C., bibliothèques, collèges, etc.
- Formation à la lecture à haute voix pour des corps professionnels :
enseignants, professionnels du livre, etc.
- Lectures publiques par des comédiens.
L'activité de VOIQUILI est soutenue actuellement par plus de 50 adhérents.
Le petit journal de lassociation " Le Voiquilien " informe régulièrement ces derniers.
Tous les ans, VOIQUILI organise une fête- anniversaire, ouverte à tous,
pour le plaisir de la lecture à haute voix.
 
Je lui demande : " On te lisait des histoires à haute voix quand tu étais petite ? "
Elle me répond : " Jamais. Mon père était souvent en déplacement et ma mère
beaucoup trop occupée."
Je lui demande : " Alors doù te vient ce goût pour la lecture à haute voix ? "
Elle me répond : " De lécole "
Heureux dentendre quelquun reconnaître un mérite à lécole, je mexclame tout joyeux :
" Ah ! Tu vois ! "
Elle me dit : " Pas du tout. Lécole nous interdisait la lecture à haute voix.
Lecture silencieuse, cétait le crédo de lépoque. Direct de loeil au cerveau.
Transcription instantanée. Rapidité. Efficacité (...), mais rentrée à la maison,
je relisais tout à haute voix.
- Pourquoi ?
- Pour lémerveillement. Les mots prononcés se mettaient à exister hors de moi,
ils vivaient vraiment."
 
Cest une compréhension du travail de la Langue qui seffectue dans le processus
de la lecture à haute voix, qui est beaucoup moins abstraite quune lecture silencieuse.
Celui qui lit à haute voix doit prendre la peine darticuler chaque syllabe,
il fait plus difficilement une lecture inconsciente.
Il ne sagit pas dune lecture mais dune communication, le lecteur sadresse à un public.
Celui qui lit le texte communique aux autres de façon orale la lecture quil a faite auparavant.
Pour donner vie au texte. Il faut en exprimer clairement les idées et les sentiments
et donc mobiliser son intelligence et sa sensibilité, celles ci passent par le corps et la voix.
Il y a donc un travail sur lénergie et la disponibilité corporelle ainsi que sur laisance vocale.
Dautant que lire à haute voix en public ; cest être exposé au regard dautrui et cest travailler
à rester libre à légard du jugement de lAutre.
Cest aussi travailler sur lécoute.
La lecture à haute voix rend plus tangible la présence de lAutre (celui qui a écrit le texte),
alors quelle est écartée par lactivité de décodage, et quil faut tout un travail dimagination
sur le rythme respiratoire et la posture pour la recréer.

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